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Enquête citoyenne OVNI · Prévisions fiscales 2025

85 milliards d’euros de niches fiscales : qui en profite vraiment ?

Enquête OVNI · Données publiques · Mise à jour du 30 septembre 2026

Une niche fiscale n’est pas un chèque visible dans le budget. C’est une règle particulière qui réduit l’impôt par rapport à une règle de référence. Son coût est donc une recette que l’État estime ne pas percevoir.

85,1 Md€de dépenses fiscales prévues en 2025. Les quinze plus coûteuses concentrent 42,456 milliards, soit presque un euro sur deux.
474dispositifs recensés dans l’annexe budgétaire
42,456 Md€pour les quinze dispositifs les plus coûteux
7,745 Md€pour le seul crédit d’impôt en faveur de la recherche
65dispositifs en cours d’extinction, encore présents dans l’inventaire

Un système immense, mais très concentré

Le diagramme sépare les quinze plus gros dispositifs du reste des 459 niches. Il ne faut pas additionner ces 85,1 milliards aux dépenses budgétaires : il s’agit d’un manque à gagner fiscal estimé.

À retenir : le débat public porte souvent sur une niche isolée. Pourtant, trois dispositifs seulement - recherche, emploi à domicile et abattement des retraites - représentent déjà 19,557 milliards d’euros, soit 23 % du total.

Les quinze dispositifs qui pèsent le plus

Pour chaque niche, la page affiche le mécanisme qui réduit la recette fiscale : base imposable diminuée, revenu exonéré, taux réduit, réduction d’impôt ou crédit d’impôt.

Origine de la liste : classement officiel « Dépenses fiscales les plus coûteuses », annexe Voies et moyens, tome II - Dépenses fiscales du projet de loi de finances pour 2025, pages 23 et 24. Les intitulés courts facilitent la lecture ; les codes, montants, bénéficiaires et mécanismes proviennent du tableau et des fiches officielles.

Les ménages dominent le Top 15, mais l’incidence réelle reste parfois inconnue

Cette répartition classe le contribuable ou le revenu directement visé. Pour un taux réduit, elle ne permet pas de savoir quelle part reste dans les prix, les salaires ou les marges.

Dire qu’une entreprise « reçoit » tout le coût d’un taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée serait excessif. L’annexe identifie les entreprises déclarantes, mais ne mesure pas systématiquement le bénéficiaire économique final.

Le coût est connu ; l’efficacité et le bénéficiaire final le sont beaucoup moins

L’annexe offre une excellente traçabilité comptable, mais elle ne répond pas à toutes les questions d’efficacité économique ou de justice fiscale.

4 sur 15Nombre de bénéficiaires non déterminé

Épargne salariale, restauration, heures supplémentaires et prestations familiales : le coût est chiffré, mais pas le nombre de bénéficiaires dans la fiche.

4 sur 15Chiffrage qualifié d’« ordre de grandeur »

Épargne salariale, travaux des bailleurs, heures supplémentaires et prestations familiales présentent une précision moindre.

1 incohérenceDeux informations officielles différentes

La déduction des travaux des propriétaires bailleurs vaut 1,836 milliard dans le Top 15, alors que sa fiche détaillée indique un coût 2025 non chiffré.

69 entreprises1,375 milliard pour la taxe au tonnage

C’est environ 19,9 millions d’euros par entreprise si l’on divise mécaniquement le coût par le nombre publié. Ce ratio n’est pas une aide individuelle moyenne : la répartition est très probablement inégale.

Une niche peut poursuivre un objectif légitime. La question citoyenne n’est pas seulement « combien coûte-t-elle ? », mais aussi : atteint-elle son objectif, qui conserve réellement le gain et existe-t-il une solution moins coûteuse ?
Sources, méthode et preuve de traçabilité

Une enquête vérifiable

Publication OVNI. Cette analyse indépendante et non partisane privilégie les documents publics, précise ses périmètres et distingue les données officielles des calculs produits par OuVontNosImpots.com.

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